Falcon Movies Présente

Falcon Movies Présente

Synopsis

Il s’agit de la première production officielle l’association Falcon Moviesun court-métrage amateur et expérimental. A sa barre, plusieurs réalisateurs mettant chacun en scène différentes saynètes au sein d’une même histoire.

Laurianne De Chabannes joue dans le prologue qui ouvre le film.

Le film

 

Notes d’intentions des réalisateurs

Mathieu Gasquet Jonathan Grimault Jonathan Placide

Lais Deona et Bérangère Picot au premier jour de tournage.

L’idée de ce « prologue », si on peut l’appeler comme cela, est une idée de Jonathan Placide suite à un court-métrage que je devais réaliser au sein de mes études et qui a été annulé. C’est ainsi qu’il m’a proposé d’introduire « Falcon Movies Présente » par une séquence de Gun Fight, qui était l’objet également de la fiction annulée.

C’est ainsi que j’ai imaginé cette séquence, qui raconte en fait une histoire à part, qui n’a rien à voir avec la suite du film. J’aimais bien l’idée de trois personnes parlant chacun une langue différente. Je pensais mettre des sous-titres au départ, puis finalement je me suis dit que ce serait mieux comme ça, que l’on ne comprenne pas forcément toutes les trois langues. C’est une idée qui m’a été inspirée de « Ghost Dog : The Way of the samuraï » de Jim Jarmusch. On m’a dit en rigolant que ça faisait penser à « L’auberge Espagnole », je précise bien que ce n’est pas mon intention de départ.

Le scénario au départ prévoyait une histoire plus longue. Or, des problèmes techniques sont survenus lors du tournage, de la part de ma caméra : je me suis retrouvé ainsi à devoir jeté plusieurs plans à la poubelle, ce qui m’a contraint de modifier pas mal l’histoire, notamment en enlevant de la présence à mon personnage et à celui de Jonathan. D’ailleurs, le rôle de l’Italien devait être joué par Alexis Viola, qui malheureusement était occupé pour les jours de tournage prévus, ce qui m’a forcé à rendre le rôle moi-même, étant l’autre seule personne que je connaisse à parler italien, ici à Lyon.

Au montage, j’ai ainsi opté par un autre prologue, introduisant cette fois-ci ma partie à moi.

Les images que l’on voit au début en effet sont celles d’un précédent court-métrage que j’avais réalisé il y a trois ans, au titre « Sniper ». J’ai voulu l’utilisé pour d’une part commencer par une légende, donnant au film dés le départ une dimension qui trompe le spectateur, car six minutes il se rendra compte que tout ce qu’il a vu jusque-là n’est pas le centre d’intérêt de la véritable histoire. D’autre part, j’aimais bien cette transition entre un des premiers courts-métrages que j’avais réalisé en Italie, et le premier que je réalisait ici en France au sein de Falcon Movies. Pour le montage de cette intro, je me suis inspiré des cinématiques du jeu « Metal Gear Solid », en particulier celles où l’histoire d’un personnage est raconté et que sur l’écran apparaissent, des photos, des dessins fixes ou des films au grain élevé ou d’archives.

La scène suivant est exactement celle que j’avais écrit sur le papier. Le manque de plans vient par la suite, ainsi j’ai décidé de faire un montage opposé à ce qui précédait (plans très « cut », split-screen,…), et avec l’aide de la musique, donner une atmosphère irréaliste : on ne sait pas ce qui s’est vraiment passé, la protagoniste se retrouve piégé dans cette appartement, elle se déplace d’une pièce à l’autre, en attendant que quelqu’un vienne la « chercher ». l’histoire devient irréel, s’approchant du moment où on va se rendre compte qu’il ne s’agit que d’un film projeté sur un écran.

Enfin, je conclus sur mes références, en citant un nom en particulier, c’est-à-dire John Woo. J’ai pensé beaucoup à lui, surtout pour la fin.

Bonne vision à tous.

Voilà qui est fait : première véritable expérience de réalisation sur fiction. Je peux désormais dire que diriger une équipe sur un boulot personnel est chose faisable et mieux encore c’est passionnant. Il est clair qu’il me reste pas mal de choses à travailler (l’organisation entre autres) mais le bilan semble positif dans l’ensemble. Sachez que je n’ai pas dit mon dernier mot et je serai de retour avec un projet de court d’ici peu. Alors patience cher fans … Mais revenons en aux choses concrètes.

J’ai réalisé cette séquence de FMP dans l’objectif de créer une rupture dans la réalité de la fiction (on se comprend). Plus clairement cette séquence peut être en un sens, proche de celle de Mathieu car elle donne naissance à un film dans le film. Le personnage d’Avril, atteint de troubles obsessionnels importants se créé un univers fictif dans le quel elle devient maître de ses propres angoisses. Ainsi lors de la première lecture de son scénario elle se projette dans la scène et devient véritablement le rôle. On ne sait plus à ce moment si elle continue à lire ou bien si son esprit construit lui même la scène. Les plans se succèdent et une atmosphère tendue s’installe peu à peu.

Sur un plan technique, j’ai utilisé pour créer cette ambiance des plans très serrés et une musique calme en contradiction totale avec les propos tenus par les personnages. Le choix du noir et blanc et de cet étalonnage particulièrement contrasté accentue l’effet irréel de la scène et supprime toute notion de temporalité. Les plans en couleur d’Avril (en ouverture et fermeture de séquence) pemettent le ralliement à la réalité.

Voilà. Je crois que ce fut une expèrience enrichissante pour chacun d’entre nous. N’hésitez pas à donner vos avis sur le Livre d’Or, que ce soit pour nous encourager ou pour nous faire part de vos critiques. Je tiens par ailleur à remercier Laïs pour son courage et son talent, Charlène pour ses mélodies envoutantes et le reste de l’équipe pour son falconnisme grandissant. A très bientôt.

J’ai eu l’idée de faire ce court-métrage avant tout par rapport à un manque, celui de tourner. Ça faisait des mois que le tournage de « Quand Le faucon dort » était en stand-by et il restait deux mois avant celui de « Blood Dead Sheriff ». J’ai réfléchi et je me suis dit qu’on pourrait alors faire un court-métrage promotionnel co-réalisé par plusieurs membres de l’association et tourné très rapidement.

Il nous fallait alors une histoire et c’est sous l’influence du film « May » de Lucky McKee que j’ai trouvé la trame principale. Et bien évidemment, pour montrer qu’il s’agit bel et bien d’un hommage, j’ai donné au personnage principal le nom d’Avril.

L’intérêt étant qu’il y est plusieurs films en un, j’écrivais et réalisait les inter-séquences tandis que je laissais aux autres le soins d’écrire et réalisés les autres séquences comme bon leur semblait. L’héroïne étant censé être folle, tout était possible. Sachant qu’il était déjà préétablie que la première séquence serait un gunfight réalisé par Mathieu Gasquet, qui était alors frustré par l’abandon d’un précédent projet similaire. Cela introduisait le principe du film dans le film, relié ici à la folie du personnage, et montrait donc au spectateur qu’il entre bel et bien dans un univers purement mental. Des indices sont laissés un peu partout dans le film quand au degré de réalité dans lequel on se situe. Par exemple, la chambre d’Avril est la même que celle utilisée dans la séquence de gunfight, par conséquent lorsqu’Avril est dans sa chambre, elle n’est pas dans la réalité. Ce qui laisse plusieurs interprétations possible du plan final. Une séquence en particulier se situe dans les deux mondes (le réel et l’imaginaire). C’est celle ou Avril téléphone à Mathieu et que l’écran se divise en deux. Le côté d’Avril est sombre et contrasté, rempli d’affiches de film et son téléphone est ancien, tandis que le côté de Mathieu est en éclairage naturel, sobre avec un fond vert. D’ailleurs, le fait que la chambre d’Avril soit remplies d’affiches de films n’est pas un hasard, ces affiches sont là pour accentuer le fait qu’Avril vit bel et bien dans un monde imaginaire, ici le cinéma. Ces affiches auraient très bien pu être celles de groupes de musiques, ou des étagères de livres, le principe aurait été le même, il fallait montrer qu’Avril était passionné par quelque chose. Et le plus logique pour une actrice n’est-il pas d’être passionné de cinéma ?

Que rajouter d’autres si ce n’est que ce fut un réel plaisir de travailler avec cette équipe de comédiennes, et toute l’équipe de Falcon Movies dans des conditions aussi extrêmes (seulement 30 heures de tournage) et que si c’est à refaire, alors je suis partant.

Images du tournage

 

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20 October 2017

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Crédits

Un film de Rémi A., Mathieu Gasquet, Jonathan Grimault, Jonathan Placide
Année: 2004
Durée: 22 minutes

Avec Rémi A., Laïs Déona, Lauriane De Chabannes, Mathieu Gasquet, Bérengère Picot, Jonathan Placide
Scénario : Rémi A., Mathieu Gasquet, Jonathan Grimault, Jonathan Placide
Prise de son : Anne Sophie De Brauer, Charlène Martelli, Jean Didier Motellier, Alexis Viola
Montage : Mathieu Gasquet
Image : Rémi A., Anne Sophie De Brauer, Jonathan Grimault, Jonathan Placide
Musique : Charlène Martelli, Alexis Viola

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