Acteurs : Rémi Atlan, Laïs Déona, Lauriane De Chabannes, Mathieu Gasquet, Bérengère Picot, Jonathan Placide
Prises de sons : Anne Sophie De Brauer, Charlène Martelli, Jean Didier Motellier, Alexis Viola
Montage : Mathieu Gasquet
Images : Rémi Atlan, Anne Sophie De Brauer, Jonathan Grimault, Jonathan Placide
Musique : Charlène Martelli, Alexis Viola
Scénario : Rémi Atlan, Mathieu Gasquet, Jonathan Grimault, Jonathan Placide
Réalisation : Rémi Atlan, Mathieu Gasquet, Jonathan Grimault, Jonathan Placide
Notes d'intention
Pour ma part "Falcon Movies présente" se résumait également à un exercice de style, mais il m'offrait aussi la possibilité de me remettre derrière la caméra après un certain bout de temps.
Dans cette scène je voulais vraiment faire contraste avec la noirceur des scènes imaginées par les deux Jonathan. Je crois que si ce personnage féminin agit de manière aussi sadique sur elle même et sur les autres c'est que celle-ci est générée par un sentiment malheureusement meilleur : être reconnu pour ce que l'ont fait.. On comprend très bien que ce personnage à un terrible manque de reconnaissance dans ce qu'elle entreprend. Pour ma part je crois que chacun exprime différemment sa frustration face à ce type de manque et malheureusement, elle l'exprime un tantinet plus violent !
Je crois que le court métrage avait besoin d'un peu de légèreté à un moment ou à un autre pour montrer un autre aspect plus humain du personnage mais bien évidemment pour pouvoir également amplifier les scènes sanglantes de mes autres partenaires... !
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Scéquence de Mathieu Gasquet :
Notes d'intention
L'idée de ce « prologue », si on peut l'appeler comme cela, est une idée de Jonathan Placide suite à un court-métrage que je devais réaliser au sein de mes études et qui a été annulé. C'est ainsi qu'il m'a proposé d'introduire « Falcon Movies Présente » par une séquence de Gun Fight, qui était l'objet également de la fiction annulée.
C'est ainsi que j'ai imaginé cette séquence, qui raconte en fait une histoire à part, qui n'a rien à voir avec la suite du film. J'aimais bien l'idée de trois personnes parlant chacun une langue différente. Je pensais mettre des sous-titres au départ, puis finalement je me suis dit que ce serait mieux comme ça, que l'on ne comprenne pas forcément toutes les trois langues. C'est une idée qui m'a été inspirée de « Ghost Dog : The Way of the samuraï » de Jim Jarmusch. On m'a dit en rigolant que ça faisait penser à « L'auberge Espagnole », je précise bien que ce n'est pas mon intention de départ hehe.
Le scénario au départ prévoyait une histoire plus longue. Or, des problèmes techniques sont survenus lors du tournage, de la part de ma caméra : je me suis retrouvé ainsi à devoir jeté plusieurs plans à la poubelle, ce qui m'a contraint de modifier pas mal l'histoire, notamment en enlevant de la présence à mon personnage et à celui de Jonathan. D'ailleurs, le rôle de l'Italien devait être joué par Alexis Viola, qui malheureusement était occupé pour les jours de tournage prévus, ce qui m'a forcé à rendre le rôle moi-même, étant l'autre seule personne que je connaisse à parler italien, ici à Lyon.
Au montage, j'ai ainsi opté par un autre prologue, introduisant cette fois-ci ma partie à moi.
Les images que l'on voit au début en effet sont celles d'un précédent court-métrage que j'avais réalisé il y a trois ans, au titre « Sniper ». J'ai voulu l'utilisé pour d'une part commencer par une légende, donnant au film dés le départ une dimension qui trompe le spectateur, car six minutes il se rendra compte que tout ce qu'il a vu jusque-là n'est pas le centre d'intérêt de la véritable histoire. D'autre part, j'aimais bien cette transition entre un des premiers courts-métrages que j'avais réalisé en Italie, et le premier que je réalisait ici en France au sein de Falcon Movies. Pour le montage de cette intro, je me suis inspiré des cinématiques du jeu « Metal Gear Solid », en particulier celles où l'histoire d'un personnage est raconté et que sur l'écran apparaissent, des photos, des dessins fixes ou des films au grain élevé ou d'archives.
La scène suivant est exactement celle que j'avais écrit sur le papier. Le manque de plans vient par la suite, ainsi j'ai décidé de faire un montage opposé à ce qui précédait (plans très « cut », split-screen,...), et avec l'aide de la musique, donner une atmosphère irréaliste : on ne sait pas ce qui s'est vraiment passé, la protagoniste se retrouve piégé dans cette appartement, elle se déplace d'une pièce à l'autre, en attendant que quelqu'un vienne la « chercher ». l'histoire devient irréel, s'approchant du moment où on va se rendre compte qu'il ne s'agit que d'un film projeté sur un écran.
Enfin, je conclus sur mes références, en citant un nom en particulier, c'est-à-dire John Woo. J'ai pensé beaucoup à lui, surtout pour la fin.
Voilà, c'est à peu près tout, j'espère que « Falcon Movies Présente » vous plaira, et n'hésitez pas à nous écrire pour toutes critiques (positive ou négative) envers la fiction en généralle ou à ma partie.
Bonne vision à tous.
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Deuxième jour de tournage :
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Scéquence de Jonathan Grimault :
Notes d'intention
Voilà qui est fait : première véritable expérience de réalisation sur fiction. Je peux désormais dire que diriger une équipe sur un boulot personnel est chose faisable et mieux encore c'est passionnant. Il est clair qu'il me reste pas mal de choses à travailler (l'organisation entre autres) mais le bilan semble positif dans l'ensemble. Sachez que je n'ai pas dit mon dernier mot et je serai de retour avec un projet de court d'ici peu. Alors patience cher fans ... Mais revenons en aux choses concrètes.
J'ai réalisé cette séquence de FMP dans l'objectif de créer une rupture dans la réalité de la fiction (on se comprend). Plus clairement cette séquence peut être en un sens, proche de celle de Mathieu car elle donne naissance à un film dans le film. Le personnage d'Avril, atteint de troubles obsessionnels importants se créé un univers fictif dans le quel elle devient maître de ses propres angoisses. Ainsi lors de la première lecture de son scénario elle se projette dans la scène et devient véritablement le rôle. On ne sait plus à ce moment si elle continue à lire ou bien si son esprit construit lui même la scène. Les plans se succèdent et une atmosphère tendue s'installe peu à peu.
Sur un plan technique, j'ai utilisé pour créer cette ambiance des plans très serrés et une musique calme en contradiction totale avec les propos tenus par les personnages. Le choix du noir et blanc et de cet étalonnage particulièrement contrasté accentue l'effet irréel de la scène et supprime toute notion de temporalité. Les plans en couleur d'Avril (en ouverture et fermeture de séquence) pemettent le ralliement à la réalité.
Voilà. Je crois que ce fut une expèrience enrichissante pour chacun d'entre nous. N'hésitez pas à donner vos avis sur le Livre d'Or, que ce soit pour nous encourager ou pour nous faire part de vos critiques. Je tiens par ailleur à remercier Laïs pour son courage et son talent, Charlène pour ses mélodies envoutantes et le reste de l'équipe pour son falconnisme grandissant. A très bientôt.
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Deuxième jour de tournage :
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Scéquence de Jonathan Placide :
Notes d'intention
J'ai eu l'idée de faire ce court-métrage avant tout par rapport à un manque, celui de tourner. Ça faisait des mois que le tournage de « Quand Le faucon dort » était en stand-by et il restait deux mois avant celui de « Blood Dead Sheriff ». J'ai réfléchi et je me suis dit qu'on pourrait alors faire un court-métrage promotionnel co-réalisé par plusieurs membres de l'association et tourné très rapidement.
Il nous fallait alors une histoire et c'est sous l'influence du film « May » de Lucky McKee que j'ai trouvé la trame principale. Et bien évidemment, pour montrer qu'il s'agit bel et bien d'un hommage, j'ai donné au personnage principal le nom d'Avril.
L'intérêt étant qu'il y est plusieurs films en un, j'écrivais et réalisait les inter-séquences tandis que je laissais aux autres le soins d'écrire et réalisés les autres séquences comme bon leur semblait. L'héroïne étant censé être folle, tout était possible. Sachant qu'il était déjà préétablie que la première séquence serait un gunfight réalisé par Mathieu Gasquet, qui était alors frustré par l'abandon d'un précédent projet similaire. Cela introduisait le principe du film dans le film, relié ici à la folie du personnage, et montrait donc au spectateur qu'il entre bel et bien dans un univers purement mental. Des indices sont laissés un peu partout dans le film quand au degré de réalité dans lequel on se situe. Par exemple, la chambre d'Avril est la même que celle utilisée dans la séquence de gunfight, par conséquent lorsqu'Avril est dans sa chambre, elle n'est pas dans la réalité. Ce qui laisse plusieurs interprétations possible du plan final. Une séquence en particulier se situe dans les deux mondes (le réel et l'imaginaire). C'est celle ou Avril téléphone à Mathieu et que l'écran se divise en deux. Le côté d'Avril est sombre et contrasté, rempli d'affiches de film et son téléphone est ancien, tandis que le côté de Mathieu est en éclairage naturel, sobre avec un fond vert. D'ailleurs, le fait que la chambre d'Avril soit remplies d'affiches de films n'est pas un hasard, ces affiches sont là pour accentuer le fait qu'Avril vit bel et bien dans un monde imaginaire, ici le cinéma. Ces affiches auraient très bien pu être celles de groupes de musiques, ou des étagères de livres, le principe aurait été le même, il fallait montrer qu'Avril était passionné par quelque chose. Et le plus logique pour une actrice n'est-il pas d'être passionné de cinéma ?
Que rajouter d'autres si ce n'est que ce fut un réel plaisir de travailler avec cette équipe de comédiennes, et toute l'équipe de Falcon Movies dans des conditions aussi extrêmes (seulement 30 heures de tournage) et que si c'est à refaire, alors je suis partant.
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La musique de "Falcon Movies Présente" :
Il faut tout d'abord savoir que l'élaboration de la musique a dû se faire de manière très rapide. Les conditions de travail ont pour ainsi dire été "dans l'urgence" étant donné que nous nous étions fixé une date limite, et que nous étions contraint de respecter au mieux cette échéance pour faire face à d'autres projets en cours.
Cependant, il se trouve que cette manière de travailler n'a pas été infructueuse...
J'ai tout d'abord bien évidemment visionné les images de "Falcon Movies Présente...", mais avec beaucoup de difficulté dû à certaines défaillances de mon PC. Au final, je n'ai pas pu voir la totalité du film et je n'ai même pas pu le re-visionner plusieurs fois. Cela m'a ainsi poussé à m'accrocher au souvenir d'une ambiance, au souvenir d'une atmosphère particulière (qui a notamment marqué mon esprit par les jeux de lumière) ainsi qu'au souvenir de certains détails.
J'ai alors décidé de créer un thème sur la base d'une suite d'arpèges au piano. Mon thème étant trouvé, j'ai mis en place trois variations de ce thème :
- une variation extrêmement rapide accompagnée d'un beat "qui marche droit" (j'entends par cette expression un rythme déterminé, qui pousse vers l'avant et qui ne laisse pas le choix) : j'ai pensé cette variation là pour la séquence de fusillade avec pour intention de soutenir l'intense de manière catégorique, sans échappatoires...
- une variation à rythme moyen, uniquement au piano, avec une partie solo à reflets de blues-jazz : pour cette musique là, je n'ai pas pensé à des images précises mais plutôt à l'atmosphère générale. Il s'agissait de faire ressortir la continuité, de faire en sorte de ne pas perdre le fil, tout en ajoutant un autre volet à la trilogie.
- et enfin une variation plus lente, encore une fois avec un piano seul, plus décomposée au niveau de l'arpège mais sans trop en faire, ainsi qu'avec un solo blues plus marqué que dans la variation précédente dans le sens où il a le goût d'un dialogue intérieur un peu meurtrit : pour cette dernière variation, je me suis plus accroché à des détails (la solitude de la jeune fille dans sa chambre, des gestes, des regards...). Il s'agissait là de faire ressortir clairement la précision pour pouvoir affirmer le caractère introspectif de certaines images.
Par la suite, j'ai ajouté trois autres musiques pour la première séquence de "Falcon Movies Présente...", sur la demande de son réalisateur Mathieu Gasquet. Il m'a donné des détails de genre qu'il imaginait pour certaines scènes, tout en me laissant un champ d'action très libre. Il a ainsi guidé mes pas vers son désir d'apporter un petit plus qu'il entendait avec ses images. De là est né :
- un thème nouveau et unique à caractère très répétitif avec uniquement des violons pour la scène d'introduction : là il s'agissait pour le tout début du film de laisser doucement planer un certain suspens noir qui marque cette étrange sensation de ne pas savoir où on va...
- une musique complètement à part avec un beat qui ne brusque pas et un riff de guitare flottant pour la scène du réveil : il s'agissait là de faire ressortir une atmosphère particulière, un peu flottante mais impliquée, un peu "dans le brouillard" mais qui a un but.
- et enfin une musique extrêmement calme avec seulement quelques notes de piano, elle aussi avec un thème à part : pour cette dernière musique il s'agissait de "rendre l'âme"... J'entends par là appuyer un certain relâchement avec douceur et sérénité.
"Falcon Movies Présente..." a été un projet qui pour moi s'est révélé être une expérience à part. Les conditions de travail dans lesquelles je me suis trouvé m'ont forcé à véritablement donné de ma personne dans le bon sens du terme. Pour la création de chaque musique, j'ai dû à chaque fois faire l'effort de m'immerger totalement dans un état physique en parfaite adhérence avec mon intention d'exprimer la musique qui flottait dans ma tête en s'entremêlant au souvenir des images. C'est ainsi que pour servir mes intentions, je me suis mis dans tous mes états : le calme total, le speed, l'attente, le flottement...
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Mentions Légales |
































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